Ferko, Keva, Albína – tels sont les noms des livres d’une trilogie qui
évoque sous forme de la bande dessinée trois vies de Roms, trois
existences authentiques illustrant, chacune à sa manière, la condition
des Roms de Tchéquie et de Slovaquie. Ce témoignage exceptionnel qui
marie le réalisme cru et l’empathie est l’œuvre d’un trio de
créateurs – Máša Bořkovcová, Markéta Hajská et Vojtěch Mašek.
Chaque livre, chaque bande dessinée de cette trilogie intitulée « O
příbjehi ( Histoires ) » est donc devenue le portrait d’un être
humain et aussi de la société dans laquelle il vit.
Le drame de Lidice mis à l’écran
Le tournage du film tchèque que l’on considère comme « le film le plus
attendu de l’année prochaine », a commencé jeudi. Il s’agit du
premier long métrage consacré à la tragédie de la commune de Lidice,
anéantie pendant la Seconde Guerre mondiale par les nazis.
Tous les jours depuis son ouverture il y a trois mois, le Pavillon tchèque
à l’Exposition universelle de Shanghai est littéralement assailli par
les visiteurs. Bien que les organisateurs tchèques soient flattés par cet
intérêt inattendu du public, ils ne cachent pas que cet engouement leur
donne des soucis : en effet le pavillon n’a pas été conçu pour
accueillir quotidiennement quelque 60 000 personnes.
C’est « Don Giovanni », chef d’œuvre lyrique de Wolfgang Amadeus
Mozart, qui figure entre autres au programme du Festival international de
musique de Český Krumlov. La première de cette production était très
attendue parce que la mise en scène avait été confiée au célèbre
réalisateur de cinéma Jiří Menzel.
Václav Havel derrière la caméra
Un tournage étroitement surveillé : jusqu’à la fin du mois d’août,
c’est dans une villa du nord de la Bohême que Vaclav Havel réalise son
premier film. Un rêve d’enfance réalisé à presque 74 ans pour ce
dramaturge-dissident devenu homme d’Etat et symbole du renouveau de la
démocratie en Europe centrale. Pour ce premier long-métrage, Vaclav Havel
a choisi d’adapter sa dernière pièce de théâtre, intitulée en
français Sur le départ.
Alfons Mucha était à l’honneur ce week-end à l’occasion du 150e
anniversaire de sa naissance. Le moteur de recherche Google lui a même
rendu hommage samedi avec un « doodle » typique du peintre tchèque en
page d’accueil. Mais dans son pays, Alfons Mucha fait d’abord
l’actualité à cause des différends juridiques liés à la plus grande
de ses oeuvres par la taille, l’Epopée slave, qui devait revenir à
Prague et qui va finalement rester plus longtemps que prévu en Moravie.
Depuis le vendredi 9 juillet les portes du château de Prague sont ouvertes
aux visiteurs pour leur présenter la somptueuse exposition « Cartier au
Château de Prague – le pouvoir du style » réunissant 360 pièces
historiques provenant de la collection du légendaire joaillier français
Cartier. En plus d´être une occasion unique de contempler à Prague les
bijoux, broches, diadèmes et autres objets, l´exposition «Cartier au
Château de Prague – le pouvoir du style » est aussi la plus grande et la
plus importante exposition Cartier jamais organisée.
À partir du vendredi 9 juillet les portes du château de Prague s´ouvrent
aux visiteurs pour leur présenter la somptueuse exposition « le pouvoir
du style » réunissant 360 pièces historiques provenant de la collection
du légendaire joaillier Cartier. En plus d´être une occasion unique de
contempler à Prague les bijoux, broches, diadèmes et autres objets
commandés et créés depuis 1847, date à laquelle Louis-François Cartier
créa à Paris l´entreprise éponyme qui fut rendue ensuite célèbre par
son petit fils Louis Cartier, l´exposition « le pouvoir du style » est
aussi la plus grande et la plus importante exposition Cartier jamais
organisée.
Parmi les films en compétition à la 45e édition du Festival du film de
Karlovy Vary, Trois temps après la mort d’Anna, un film québécois de
Catherine Martin. Celui-ci n’a pas remporté de prix, décerné au film
espagnol La Mosquitera, mais la présence, trop rare, d’un film
québécois sur grand écran, a été l’occasion de rencontrer
l’équipe de ce long-métrage. Film méditatif, il met en scène
Françoise, jouée par Guylaine Tremblay, qui vient de perdre sa fille
violoniste, retrouvée assassinée chez elle. Elle part s’isoler dans le
nord du pays, dans une région hostile en plein hiver. C’est là que peut
commencer le deuil. Et c’est là que revient à elle le passé, par les
souvenirs de sa grand-mère, de sa mère, et les retrouvailles avec
Edouard, joué par François Papineau, qui nous présente son personnage.
La compagnie L’Eventail présentera un ballet en quatre tableaux sur la
musique d’A. Campra, A. C. Destouches, J. B. Lully, H. Purcell, J.
Rosenmüller et A. Vivaldi le 8 août au Théâtre Hybernia à Prague, qui
se trouve juste en face de la Tour poudrière, ancien dépôt de poudre et
dernier vestige des remparts de la Vieille Ville. Les danseurs et danseuses
vêtues de magnifiques costumes de l’époque baroque, réalisés par
Olivier Bériot, feront voyager les spectateurs à travers différents pays
d’Europe et, comme dans un rêve, les transporteront des siècles en
arrière, à l’époque du baroque, si différente et si éloignée de la
nôtre.